Réduire la fracture numérique des territoires

Je suis intervenue lors du débat sur le marché unique du numérique.

“Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président de la Commission, chers collègues, il faut bien reconnaître que la révolution numérique s’est principalement faite en dehors de nos frontières. Aujourd’hui cette révolution défie notre vieille Europe. Si nous ne voulons pas devenir une simple colonie du monde numérique, nous devons redoubler nos efforts.

L’agenda numérique s’offre une place de choix dans le nouveau programme de la Commission européenne, et je tiens à saluer deux initiatives majeures du président Juncker. La première est d’avoir fait de l’achèvement d’un marché unique du numérique sa priorité. La deuxième est d’avoir nommé un vice-président spécifiquement en charge de cette politique.

De nombreux progrès ont été enregistrés depuis 2010 dans l’accès à internet. Cependant notre politique aura échoué si une fracture numérique persiste entre les territoires de l’Union européenne, parmi ses entreprises et au sein de sa population. Le commissaire Barnier l’a dit, seule une PME sur sept vend des produits en ligne. Je rajouterai qu’à peine un foyer sur cinq situés en zone rurale a accès à une connexion à haut débit. En France, seul un quart des plus de 75 ans dispose d’un accès internet à domicile.

Nous devons résorber ces disparités et investir dans des infrastructures de haut débit en zone rurale, accompagner la numérisation des PME et former les citoyens aux nouvelles technologies.

Ainsi, j’espère que nous saurons relever ce double défi: recouvrer notre souveraineté numérique et en faire bénéficier tous nos concitoyens.”

Le texte adopté

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