Google, un acteur trop puissant?

Je suis intervenue en séance plénière lors du débat sur l'agenda numérique de l'Union européenne.

“Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, j’espère que notre débat de ce soir servira d’électrochoc afin que l’Europe sorte de son hébétement, qui fait d’elle une colonie du nouveau monde numérique.

Google contrôle 90 % de la recherche en ligne; or, nous ne disposons pas de règles pour limiter cette hégémonie. La première des réformes que nous devons adopter est celle qui vise à empêcher en amont les discriminations et les abus de position dominante.

Le deuxième problème est la fiscalité du numérique. Prenons l’exemple de la France: en 2013, Google n’a payé que huit millions d’impôt dans ce pays pour plus d’un milliard de chiffre d’affaires. Nous devons trouver des solutions pour que les entreprises qui captent la valeur ajoutée en ligne participent également à l’impôt.

Pour ce qui est de la réforme du droit d’auteur, je souhaite être claire. Si nous voulons continuer à produire du contenu culturel et à favoriser la diversité culturelle européenne, nous devons protéger le droit d’auteur. Nous devons aussi favoriser le financement de contenus et nous devons mieux répartir les dividendes du numérique.

Enfin, s’il est important de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles, encore faut-il avoir des concurrents en face.

Alors, investissons dans les réseaux, la recherche et l’innovation, finançons les start-up du numérique et faisons émerger les grands champions pour permettre à l’Europe de revenir dans la course! Je suis sûre que le plan Juncker sera essentiel sur ce point.”

Le texte adopté

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