Communiqué de presse – Alstom/Caterpillar : une politique industrielle, plutôt qu’un sauvetage artificiel!

« Les cas Alstom et Caterpillar sont différents, mais reflètent en creux l’absence de véritable politique industrielle en Europe, malgré des objectifs théoriques brandis depuis 2010 », ont déclaré Anne Sander et Nadine Morano à l’issue du vote en plénière d’une résolution « sur la nécessité d’une politique européenne de réindustrialisation à la lumière des difficultés de ces entreprises. »

« Le site Alstom de Belfort a fait l’objet d’un sauvetage totalement artificiel qui démontre l’absence tragique de politique industrielle d’un gouvernement sans cap ni perspective, face aux défis structurels majeurs que doit relever la France dans un contexte de compétition mondiale agressive et déloyale de pays tiers comme la Chine », ont déploré les élues.

« L’État ne pourra pas être le client de dernier ressort de tous les groupes privés dont les commandes sont vides. Mais il peut en revanche cesser de leur mettre des bâtons dans les roues, en réduisant le coût du travail, en garantissant une stabilité règlementaire, en allégeant les contraintes administratives et en orientant les investissements vers la recherche et l’innovation. »

« Au niveau européen, l’enjeu est avant tout l’exigence de réciprocité d’ouverture des marchés publics dont ont besoin nos entreprises. Outre ses contraintes sociales et environnementales, l’Europe ouvre ses marchés publics aux quatre vents, à des entreprises étrangères subventionnées. Les autres pays ferment leurs marchés ou imposent des conditions de production sur place. Nous demandons donc la réciprocité dans l’accès aux marchés, la mise en place d’un mécanisme d’ajustement aux frontières et des mesures anti-dumping. »

« Une stratégie industrielle nécessite d’accompagner nos fleurons sur la scène internationale, et non de créer des demandes artificielles et coûteuses », ont conclu Nadine Morano et Anne Sander.

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