Situation des marchés agricoles de l’Union européenne – Il faut lever les droits anti dumping

Depuis quelques mois, la situation des marchés mondiaux est instable. La reprise économique globale, bien qu’encourageante, est fragile tant les déséquilibres résultant de la pandémie restent importants. Les marchés agricoles ne sont pas exemptés de ces difficultés. Les prix des productions primaires ne cessent de grimper, la quasi-totalité des denrées connaissant des augmentations de leur coût de production.

Cette hausse est majoritairement due à l’augmentation des prix des engrais, trouvant son origine dans plusieurs facteurs : la conjoncture mondiale avec la hausse massive des prix du gaz ainsi que la faible concurrence sur le marché européen en raison des droits antidumping protégeant nos fournisseurs domestiques. Or, notre production domestique n’assure que 40% des besoins du secteur agricole. Ainsi, les importations sont essentielles pour assurer à nos agriculteurs les coûts les plus bas. Cette tendance se voit déjà sur le prix de la tonne de blé qui est passée de 220€/t en janvier à 271€/t au mois d’octobre, soit une augmentation de 23%. Il faut prendre la mesure de ce que cette augmentation majeure signifiera dans l’assiette de nos concitoyens et tout le long de la chaine de valeur. C’est pourquoi, à l’occasion de la commission de l’Agriculture du Parlement européen, du 9 novembre, j’ai appelé la Commission européenne à lever les droits anti dumping pour permettre aux prix de retrouver leurs niveaux habituels.

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