Laissez-moi vous dire que ce débat est absurde – Mon intervention en plénière sur le Siège de Strasbourg

Tout d’abord, pour des raisons juridiques. D’après les Traités, ce n’est ni la Commission, ni le Conseil, ni le Parlement européen qui décident des sièges des institutions. Ce sont les États. Or, aucun ne demande de changement. Et si vraiment on devait rouvrir les discussions, il faudrait parler de la localisation de toutes les institutions et tout remettre à plat ! Le siège de la Banque Centrale, de la Commission, du Conseil, de tout !

Ensuite, j’entends certains proposer d’échanger l’Agence du Médicament ou l’Autorité Bancaire, ou même les deux contre le Parlement. Alors ? On serait ici des marchands de tapis ? On ferait du troc ? Mais vous oubliez la subsidiarité et le choix souverain de la France de présenter une autre ville.

Certains parlent de faire des économies ? Je vais vous en proposer. L’hémicycle à Bruxelles tombe en ruine. Le coût des travaux ? 500 millions d’euros sur 15 ans. Il serait scandaleux de dépenser autant d’argent alors que nous pouvons accueillir le Parlement ici à Strasbourg et que nous inaugurons aujourd’hui le bâtiment Vaclav Havel avec de nouveaux bureaux.

Enfin, le Siège de Strasbourg ne se réduit pas à des questions juridiques ou financières. En attaquant Strasbourg, la semaine même ou nous rendons hommage à Helmut Kohl et Simone Veil, vous attaquez un symbole. Un symbole de paix et de démocratie. En proposant cet échange vous oubliez le sens même du projet européen.

Vers la vidéo de l’intervention

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