Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières – Il faut inclure le secteur agricole

Dans le cadre du paquet de réformes législatives dit « Ajustement à l’objectif 55 », qui vise à renforcer notre ambition climatique pour parvenir à une économie européenne neutre en carbone d’ici à 2050, la Commission européenne propose de créer un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières. Je m'en réjouis, cette dernière rejoint les propositions de « barrière écologique » que nous, Les Républicains, avions formulées pendant la campagne européenne de 2019. Ce texte constitue un tournant, une première étape essentielle si nous souhaitons éviter les fuites de carbones, alors même que nos productions européennes entrent en transition vers plus de durabilité.

En commission de l’Agriculture du Parlement européen, j’ai souhaité évoquer quelques sujets importants, liés à cette proposition. Tout d’abord, les secteurs agricoles européens sont exclus pour l’instant de ce mécanisme. Aussi je soutiens la proposition d’inclure le secteur agricole dans un second temps, au terme de la période transitoire, sur la base de la mise en œuvre du mécanisme à partir de 2026. Si les secteurs agricoles ne sont pas couverts, les engrais minéraux et azotés le sont et une telle inclusion risque d’augmenter les coûts de production agricole en Europe alors que la production européenne d’engrais n’est pas suffisante pour couvrir nos besoins domestiques.

Dans le contexte actuel d’appréciation forte des prix sur le marché, ce mécanisme risque de poser problème si nous ne disposons pas de mesures de flexibilité pour faciliter notre approvisionnement en cas de crise de l’offre. J’ai appelé notre commission de l’agriculture à se pencher sur ce sujet.

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