Groupe de travail sur la coopération transfrontalière : quelles nouvelles opportunités dans le domaine de la santé?

Depuis plusieurs années, l’Union européenne encourage la mobilité des patients en Europe. Dans les zones frontalières, la coopération en matière de santé contribue à lutter contre la désertification médicale, à coordonner les investissements et à mettre en commun les équipements afin de rationaliser les dépenses publiques.

Je présidais aujourd’hui une nouvelle session du Groupe de travail du Parlement européen sur la coopération transfrontalière, groupe que j’ai créé en 2014. Nos échanges portaient sur la coopération transfrontalière dans le domaine de la santé et les nouvelles opportunités qui en découlent, notamment après la crise de la COVID-19. Remboursements, communication à destination des patients, politique de vaccination, partage et efficience des ressources, innovation, éducation, autant de thématiques que nous avons pu aborder via des exemples de bonnes pratiques en Irlande ou encore en Autriche ou via Euragha, le European Regional and Local Health Authorities.

Je me réjouis des dernières avancées dans le domaine de la santé au niveau européen. Que ce soit l’annonce par la Commission européenne, en novembre 2020, de la mise en place d’une « Union européenne de la santé “, ou encore le lancement de l’initiative EU4Health, qui prévoit un budget d’environ de 5 milliards d’euros; ces avancées permettront de favoriser et consolider la coopération transfrontalière entre les systèmes de soins de santé au sein de l’UE.

De plus depuis 2011, la directive relative à l’application des droits des patients en matière de soins de santé transfrontaliers facilite l’accès aux soins à l’étranger et clarifie les procédures de remboursement des frais encourus. La Commission européenne prévoit l’évaluation de cette directive cette année.

Au Parlement européen, nous travaillons à l’élaboration d’un rapport sur les menaces transfrontières graves pour la santé. La proposition prévoit un cadre juridique plus solide et plus complet dans lequel l’Union peut réagir rapidement et déclencher la mise en œuvre de mesures de préparation et de réaction aux menaces transfrontières pour la santé. Ce texte complètera la directive de 2011.

Les discussions de ce groupe de travail viendront enrichir les travaux institutionnelles en cours, afin de rendre la coopération transfrontalière en matière de santé plus efficace.

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